Oink vs l’Industrie du disque, KO pour les porte-feuilles

Alan Ellis, administrateur de site de partage appellé Oink, a reçu un verdit unanime de non-cuplabilité cette semaine par rapport aux accusations de “malhoneteté et fraude corporative”.

Résumé de l’affaire: OiNK Admin Found Not Guilty, Walks Free

On l’avait accusé de faire la promotion, d’encourager et de faciliter les activités criminelles en fournissant un serveur web qui permettait aux usagers de partager des données d’accès à des albums musicaux distribués frauduleusement. Les jurés ont considéré les accusations comme contrefaites parce que le seul but des accusateurs était de faire des profits et non de faire éclater la justice, de dire un des observateurs.

Cette cause servira certainement de jurisprudence pour les causes à être entendues dans les prochains mois contre isohunt.com et thepiratebay.org, ces deux sites occupant la majorité du marché obscure du partage illicite sur internet.

Ce qui a été démontré en fait, c’est que l’accusation était basée sur la croyance que les jurés seraient des ignorants des droits de la personne. Le procureur a passé les deux dernières semaines à insulter et invectiver l’accusé, sans jamais apporter de preuve concrète que l’homme avait nuit à l’industrie. La couronne de son côté a réussit sans l’ombre d’un doute à prouver la mauvaise foi du procureur et le manque de concret de l’accusation.

Par ailleurs, un point important dans l’affaire a été portée au juré lors de la représentation de la couronne. Des statistiques du ministère de la culture britanique, puisque l’on parle ici de la justice britanique, démontre que depuis les débuts du piratage gratuit sur internet, l’industrie musicale en Europe a cru de plus de 12% par rapport au même marché si l’on considérait le piratage comme innexistant. Plusieurs spécialistes comme votre éditorialiste ici ont été très convainquants à prouver que la distribution sur le net du matériel musical local a aidé à pousser des clients à acheter plus de musique… raison principale, les gens préfère acheter des albums d’artistes connus de leurs oreilles. difficile d’acheter un disque si on ne connait pas son contenu… et le piratage permet de prendre connaissance de musique autrefois inconnue parce que trop difficile de se procurer de la musique étrangère localement.

Un exemple connu de cette situation, c’est la succès sans précédent du groupe Les Cowboys Fringnants, complètement inconnus en France, mais ayant reçu un acceuil incommensurable lors de leur première visite de promotion à Paris… ils avaient été entendu à partir d’un réseau de partage illégal très connu, demonoid.com. Ils ont profité des réseaux de partage sans en être participants, et leur carrière n’aurait probablement pas la même importance aujourd’hui si personne n’avait piraté leur album au Québec.

Donc Alan peut donc revivre de ses cendres. Mais il a déjà consédé qu’il n’allait pas faire rennaître Oink dans sa forme passée. Personellement je crois qu’il va commencer par terminer ses études, puisque ces 3 dernières années ont été entièrement gaspillées à construire sa défense…

Nous souhaitons donc à Alan Ellis une belle fin d’année 2010, et bonne chance aux gars de IsoHunt et TPB pour les représentations qui auront lieu ce printemps.

note: je ne prêche pas le piratage, je couvre un événement. ce qui m’intéresse ici est de voir si un jour l’industrie du disque va nous apporter des faits au lieu d’insultes lorsqu’on entend parler de détruire l’industrie. depuis 3 ou 4 ans, lorsque quelqu’un est accusé de piratage, on entend très rarement des mots polis venant de la bouche des procureurs. ils nous parlent dans les médias comme si ils avaient 15ans, dans une bagarre à finir avec le kid de la place.

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